Wondercooker : Alice planifie ses repas

Wondercooker : Alice planifie ses repas

Cuisiner un plat différent et équilibré chaque jour, c'est notre défi ! Dans cette nouvelle rubrique, Menuz part à la rencontre de héros du quotidien, qui le relèvent avec brio. Comme Alice, qui planifie repas et goûters chaque semaine, avec, en plus, une volonté écologique.

Avec Menuz, discuter de "Comment tu t'organises en cuisine, toi ?" est devenu une habitude. Alors quand Alice, au détour d'une conversation, a lancé qu'elle anticipait ses repas et les goûters de son fils une semaine à l'avance, et qu'en plus, elle mettait plein de choses en place pour réduire son empreinte écologique, on a eu envie d'aller voir ça de plus près.

Comment t'y prends-tu pour planifier tes repas ?

En général, je prévois les repas de la semaine le vendredi soir. Je me pose dans mon canapé, avec mes livres de recettes, mes sites préférés (www.vegetarien.com), mes idées de menus habituels, etc. Auparavant, j'ai checké le frigo et les placards, pour voir s'il reste des choses à écouler. Cette liste me permet d'établir la liste des courses, pour aller au marché le samedi matin - j'y achète le poisson, la viande et les légumes chez un maraîcher bio - et au supermarché le lundi soir.

Comment arbitres-tu tes choix ?

Je décide des menus en fonction de la saison et du temps que je vais avoir dans la semaine pour cuisiner. Par exemple, des pâtes carbo le soir du judo de Jules, mais des courgettes farcies le soir où on est là tous les deux. Et des desserts en fonction du temps de préparation du plat : si je prévois des lasagnes, ce sera fruit pour finir. Si je veux faire une

tarte aux fruits ou un flan, j'imagine plutôt un légume revenu à la poêle, avec un féculent et une petite sauce. Enfin, Jules arrive à un moment ou à un autre pour négocier ("Oh non, pas du gratin de blettes, c'est dégueu, ou alors d'accord, mais avec de la mousse au chocolat pour le dessert").

Pourquoi t'organises-tu comme cela ?

Planifier les repas me prend approximativement 1h30. Sur le coup, ça m'agace, mais ensuite, ça me libère pour tout le reste de la semaine. Je n'ai plus à réfléchir, plus à négocier : c'est prévu, je prépare ce que j'ai noté. Je suis débarrassée de cette charge mentale.

Comment gagnes-tu du temps en cuisine ?

Comme les menus sont planifiés, je peux préparer des choses la veille. Par exemple, les légumes secs - pois chiches, flageolets, pois cassés, qui trempent une nuit et cuisent trois heures la veille du repas. En plus, je fais en général le double et je congèle ce que l'on ne mange pas. Une fois sur deux, j'ai donc juste à décongeler. Pour les desserts et les goûters, ça ne nous dérange pas de manger deux fois la même chose dans la semaine, de la mousse au chocolat, au hasard. Et puis je sors facilement mes jokers - salade l'été et soupe l'hiver.

L'écologie te tient aussi à coeur. Comment le traduis-tu en cuisine ?

Je n'achète rien de cuisiné, ni d'emballé dans du plastique. Quand je suis motivée, je prends mon tupperware pour aller chez le fromager. Et cet hiver, je me couds des sacs en tissu pour ne plus du tout utiliser les sacs en papier chez le maraîcher. Enfin, je jette le moins possible. Depuis que j'achète bio, je mange la peau des pommes de terre. Et avec mon père, ancien cuisinier, j'ai appris à cuisiner les pluches. Je rôtis les carottes avec leurs fanes, je fais des gratins de tiges de betteraves... Revenues dans un peu de vin blanc et de beurre, puis gratinées avec de la béchamel, c'est très bon !